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1er juin 2009, par b-sider

Diplômé de l’Ecole nationale supérieure des Arts décoratifs en 2006, Raphaël Denis a toujours pris soin de varier les pratiques, voyant dans le changement de médium une manière de nuancer et de raffiner un discours, une réflexion, une sensation. La mémoire et les cultes dont elle se nourrit, le passage du temps, sont ainsi évoqués tour à tour par la vidéo et la photographie ; les échanges économiques et les affres du marché de l’art à travers la réalisation de multiples, modes d’emploi et installations poussant jusqu’au déraisonnable la célébration de la consommation.
Malgré l’extrême diversité des sujets, matériaux et aspects des œuvres, apparaissent toujours un souci quasi obsessionnel du détail et une poésie ironique, sensible dans des titres à l’agressivité absurde ou au décalage évocateur. Cette apposition finale, fonctionnant comme une prise de possession, marque la maîtrise de l’artiste sur son objet, appelé à rejoindre un monde facétieux et bouffon, à l’élégance touchante ou ridicule, dans lequel se heurtent les différents cultes hérités du XIXe siècle – celui du Far West ou de la société industrielle, de la bourgeoisie triomphante ou de la consommation culturelle –, formant des associations idiotes au gré des résonances formelles ou conceptuelles.